F1: Ce qu'il faut retenir du Grand Prix de Malaisie

F1: Ce qu'il faut retenir du Grand Prix de Malaisie

Pour sa dernière édition, le Grand Prix de Malaisie a rendu un verdict pour le moins inhabituel. Une épreuve intéressante dont certains éléments méritent d’être mis en avant. Petit point sur les enseignements du weekend.

Une épreuve relativement calme et un vainqueur surprise, tels sont les deux premiers points que l’on retiendra d’un weekend en Malaisie plus tranquille que de coutume. D’autres petites choses sont cependant à mettre en exergue et permettent d’obtenir certaines infos quant à la forme de chacun.

Premier point à retenir, la bonne forme des Red Bull. Max Verstappen et Daniel Ricciardo ont toujours été dans le coup et se sont souvent retrouvés à jouer les premiers rôles. Auteur d’un départ canon, Max Verstappen a ensuite géré l’épreuve de main de maître, ne laissant aucune chance aux Mercedes et même à son équipier australien. Définitivement, Red Bull se présente comme la troisième force du plateau, loin devant le peloton des chasseurs.

Revenons ensuite sur les déboires de Ferrari. Sebastian Vettel a été contraint de changer de moteur juste avant la qualification, son dernier bloc avant d’être confronté aux pénalités, tandis que Kimi Raikkonen a dû renoncer sur la grille de départ, lâché par sa batterie, ne pouvant profiter de son excellente qualification (2ème). Les Ferrari sont pourtant apparues en forme durant les essais et devaient, sans nul doute, truster les premières places sur la grille comme en course. Sebastian Vettel aura réussi une fameuse remontée, franchissant le drapeau à damier au quatrième rang.

Une position qui le relègue cependant à 34 unités d’Hamilton avec 125 points encore à distribuer. La Scuderia conserve cependant un certain stock de pièces usagées pouvant être à nouveau installées sur le moteur du pilote allemand… ce qui devrait limiter le risque de pénalités d’ici la fin de la saison. Heureusement pour le suspens!

vettel1_malaisie_2017

Nous noterons également la progression constante de McLaren, capable de placer ses deux voitures en Q3 sur un circuit en théorie en leur défaveur. Stoffel Vandoorne a d’ailleurs connu le meilleur weekend de sa carrière, ponctuant l’épreuve au septième rang et prenant le dessus sur son équipier lors de chaque séance depuis les qualifications. Alonso, onzième à l’arrivée et dixième sur la grille, se retrouve avec un retard de trois unités sur le pilote belge au classement général. L’Espagnol bénéficiait de nouvelles évolutions au niveau aérodynamique qui n’ont pas totalement répondu aux attentes.

Quant à Renault, la partie semble se compliquer. Jamais dans le coup, le duo Palmer-Hulkenberg n’a pu faire mieux qu’un doublé aux 15 et 16ème rangs, pas aidés par les soucis rencontrés par l’Allemand en fin d’épreuve. Une course à oublier pour rebondir dès le GP du Japon le weekend prochain.

Enfin, focus sur Pierre Gasly, auteur d’un premier weekend intéressant. Le néophyte a placé sa Toro Rosso au quatorzième rang et aura su tenir la dragée haute à Carlos Sainz en maintenant des écarts minimes durant l’ensemble du weekend. Il semble à l’aise dans la voiture et accumule des données précieuses en vue, peut-être, d’obtenir un volant en 2018. Il sera de nouveau de la partie à Suzuka.

Prochain rendez-vous sur le grand classique japonais de Suzuka, le weekend prochain.

Alexandre Braeckman