F1/ Wolff : La fin du GP de Grande-Bretagne a prouvé que Mercedes ne peut pas se reposer sur ses lauriers

F1/ Wolff : La fin du GP de Grande-Bretagne a prouvé que Mercedes ne peut pas se reposer sur ses lauriers

Souvent critiqué lorsqu’il évoque d’éventuels soucis de fiabilité de la W11, Toto Wolff affirme que la fin du Grand Prix de Grande-Bretagne a confirmé que Mercedes ne doit pas s’endormir sur ses lauriers tant que le championnat n’est pas plié.

Mercedes a failli tout perdre sur le circuit de Silverstone hier à deux tours de la fin. Alors que Hamilton et Bottas filaient vers un doublé après avoir largement dominé, le finlandais est victime d’une crevaison qui l’oblige à effectuer un arrêt au stand et finir hors du top 10. Quant à Hamilton, il a crevé à un demi tour mais a pu franchir la ligne d’arrivée premier.

Wolff estime ainsi qu’il a raison lorsqu’il met souvent en garde contre d’éventuels soucis qui pourraient pénaliser Mercedes : “Je sais que je reçois beaucoup de critiques quand je dis que nous ne devons pas se reposer sur nos lauriers. Nous aurions facilement pu perdre deux voitures, sur les points, et l’avantage des points aurait disparu en une seconde. Nous aurions quand même eu la voiture la plus rapide à Silverstone, mais nous aurions pu rentrer avec zéro point.”

“C’est ce que je ne cesse de souligner, le championnat n’est pas terminé tant qu’il est mathématiquement impossible pour quelqu’un d’autre de nous rattraper, et la course n’est pas terminée tant que le drapeau n’est pas tombé. À cet égard, oui, je ne suis pas heureux que mes prédictions se réalisent parfois pour nous. Mais c’est aussi ce que j’aime dans la course automobile, que c’est juste très imprévisible jusqu’à la fin.”

Wolff révèle que Mercedes avait envisagé de faire entrer Hamilton au stand pour changer ses pneus après la crevaison de Bottas : “C’est exactement la discussion que nous avons eue sur le muret des stands, “est-ce qu’on va s’arrêter ou pas”. Nous avions suffisamment d’écart avec Max, mais il ne restait qu’un tour à faire, donc la décision a été prise de ne pas faire un arrêt au stand et tout semblait bien se passer à ce stade.”

“Nous avons vu que le pneu de Lewis était dans un meilleur état. Son pneu avant gauche était en meilleur état que celui de Valtteri et il semblait encore un peu aléatoire. Et puis, évidemment, tout s’est déroulé et soudain, les images de [Carlos] Sainz sont apparues à l’écran et quelques instants plus tard, nous avons vu que Lewis avait crevé. Avec le recul, après coup, un arrêt au stand aurait probablement été préférable, mais à la fin, nous ne connaissons pas la cause profonde de la crevaison.”