F1: Weber a peur pour l'avenir de la F1

F1: Weber a peur pour l'avenir de la F1

Il a vu le milieu changer depuis de nombreuses années. Lui qui a poussé Michael Schumacher jusqu’en F1 ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de Liberty Media à la présidence de la discipline.

Aujourd’hui âgé de 74ans, il regrette l’ancien temps et a peur de voir la F1 “s’américaniser” et perdre ses valeurs.

“Les Américains ont tendance à transformer en cirque tous les sports qu’il touchent” s’est-il indigné dans le Sport Bild de ce matin. La peur que la passion de la course, et le plaisir mécanique des fans s’estompent avec le temps, au profit du show et la présence d’innombrables célébrités présentes sur les meetings

Il ajoute à ses craintes sa peur de la désertification du milieu: “Les Américains ne se battront jamais pour un ticket d’entrée à un Grand Prix, et sans spectateurs, l’image de la F1 pourrait en souffrir.” Pourtant, les courses automobiles aux États-Unis réunissent des centaines de milliers de personnes.

Pour Sean Bratches désormais chef des stratégies commerciales de la F1: “Il est incontestable que c’est un Super Bowl toutes les deux semaines et je pense que ce sera notre priorité.” Que ce soit donc pour reconquérir les fans – une rentabilité financière pour eux qui ne payent plus seulement pour la course mais pour tout ce qui graviterait autour – pour que cela devienne plus télévisuel et attirer les téléspectateurs et la publicité, l’insertion du show lui semble indispensable.

Mais malgré cela, Weber a le sentiment que ces nouveaux propriétaires “ne vibrent pas pour la course mais uniquement pour le spectacle.”

Pauline Pourchaire

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