F1: Ecclestone allume Ferrari

F1: Ecclestone allume Ferrari
Incapable de remporter la moindre course l’an dernier, Sebastian Vettel a rongé son frein au volant d’une Ferrari en manque de performance. Pour Bernie Ecclestone, le grand patron de la F1, le problème vient notamment des choix effectués par la Scuderia.

Dix ans ! Voilà une décennie que Ferrari courre après un titre de champion du monde des pilotes et neuf ans que le titre constructeurs fuit à la marque italienne. Et pourtant, les Rouges y mettent les moyens en recrutant les meilleurs pilotes du plateau. Entre 2010 et 2014, Fernando Alonso aura loupé à trois reprises le titre de champion, pour un rien. Après l’épisode espagnol non concluant, la Scuderia fait venir le quadruple champion du monde de la discipline reine du sport automobile, Sebastian Vettel. L’Allemand débarque à Maranello au terme d’une saison 2014 très compliquée au volant de la Red-Bull conclue sans la moindre victoire et surtout au cours de laquelle son coéquipier, Daniel Ricciardo l’aura dominé de la tête et des épaules. En 2015, Vettel débarque donc chez Ferrari gonflé à bloc. Et les premiers résultats sont là. Ferrari renoue avec le succès, Vettel gagne trois courses et l’Allemand enchaîne les podiums. Mais en 2016, le retour à la réalité est dur pour le champion allemand.

2016, une année à oublier

Si 2016 est à effacer dans l’esprit de Sebastian Vettel, cette année est aussi à oublier pour Ferrari. Annoncée comme la principale menace pour Mercedes au début de la saison dernière, la Scuderia a connu une saison galère, terminant même à la troisième place au classement des constructeurs. Un résultat qui n’est pas le fruit du hasard pour Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1, qui a donné son avis dans des propos rapportés par le site f1i: “Ce n’est pas de sa faute s’il ne gagne pas avec Ferrari. La responsabilité en revient plutôt à l’équipe et à la voiture. Sebastian est quatre fois champion du monde et, si le matériel mis à sa disposition était à la hauteur, il renouerait avec le succès », avant d’ajouter « Ferrari est retombé dans ses vieux travers, comme avant l’ère Schumacher L’écurie est 100 % italienne et cela n’a jamais marché, ce n’est pas dans leur ADN de faire fonctionner un team de F1. Seb fait de son mieux, mais en 2017 l’avantage de Mercedes sera encore important. »

Annoncé chez Mercedes en lieu et place de Rosberg après l’annonce de la retraite du champion du monde, Vettel est finalement resté chez Ferrari. Mais si les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous cette saison, l’Allemand risque de perdre patience et Bernie continuera d’allumer la Scuderia pour son manque de résultat.

Bastien Morel

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