F1: En 2018, la France aura bien son Grand Prix

F1: En 2018, la France aura bien son Grand Prix

C’est désormais chose faite. Après dix ans d’absence, le Grand Prix de France sera bien de retour au calendrier du championnat du monde de Formule 1 à partir de 2018. Au revoir Magny-Cours. Le paddock repose ses valises au Castellet, sur le circuit Paul-Ricard, 28 ans après la dernière course sur le circuit varois.

Annoncé en décembre dernier par la Région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur), le retour du Grand Prix de Formule 1 a été confirmé ce lundi par le circuit Paul-Ricard du Castellet. Une confirmation qui fait suite à l’annonce faite le 16 décembre par le GIP (Groupement d’intérêt public) qui réunit la région PACA, la société Excelis (propriétaire du circuit), la Fédération française des sports automobiles et les collectivités locales et l’agglomération toulonnaise, dirigé par Gilles Dufeigneux. Après dix ans d’absence, le Grand Prix hexagonal va donc effectuer son retour au calendrier F1 et ce grâce en partie à Christian Estrosi, président de la région PACA: « C’est pour moi une immense fierté. Une émotion et un honneur sans équivalent », a déclaré l’ancien ministre de l’industrie lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce lundi.

Sécuriser le circuit et financer le projet

La dernière course au Paul-Ricard s’est déroulée en 1990 avec une victoire du Français Alain Prost au volant d’une Ferrari. Depuis le circuit avait cédé sa place à Magny-Cours pour les éditions entre 1991 et 2008 et ne servait plus qu’à certaines séances d’essais privés au cours de la saison. Pour remettre le tracé varois aux normes de la FIA et de la F1, deux millions d’euros vont dans un premier temps être investi par la GIP afin d’améliorer et sécuriser le circuit. Attendu depuis de nombreuses années, le retour de la F1 a un coût et c’est l’une des principales interrogations de ce projet. Comment le financer ? Annoncé lundi, 14 millions d’euros d’argent public en tout seront déboursés pour cet évènement. Un tarif élevé qui sera en grande partie amorti par les retombées provenant de la billetterie. 

Prévu de 2018 à 2022, le GP de France veut désormais s’inscrire comme une épreuve incontournable du calendrier F1. Avec le retour de Renault comme écurie et une course nationale, la France retrouve désormais sa place sur l’échiquier de la catégorie reine du sport automobile.

Bastien Morel

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