F1/Allan McNish: Les jeunes pilotes, des concurrents de taille

F1/Allan McNish: Les jeunes pilotes, des concurrents de taille

L’ancien pilote Toyota est marqué par l’arrivée de plus en plus fréquente de jeunes dans le milieu du sport auto. Ancien vainqueur des 24h du Mans, il vit pour le sport mécanique depuis toujours et suit de près l’actualité de la F1. Il a toujours été un grand passionné, mais il se demande si lui, aurait été près à entrer dans le monde des grands à 17 ou 18ans.

Les jeunes pilotes assurent même une partie de la communication de leur image, chose qu’Allan n’aurait jamais pu imaginer faire à cet âge là:”Je courais alors en Formula Ford, et je n’avais donné qu’une interview de toute ma vie. Quand j’ai parlé, j’ai réalisé que j’étais sur les haut-parleurs du circuit. Je me suis arrêté instantanément.”

Une éducation de la course et de la compétition qu’Allan n’avait pas. “Ils ont un meilleur entraînement physique et mental, ils ont des psychologues du sport.”Antousiaste donc à l’idée que certains soient assez mûrs et préparés, mais quelque chose lui échappe.

Comment une carrière plus tôt pour la finir plus tôt?

RedBull a donné sa chance à plusieurs juniors via Toro Rosso. Malheureusement pour certains, l’aventure s’est arrêtée plus tôt que prévue à seulement 23ans. McNish conclut plutôt simplement pour image son raisonnement “Même si ces jeunes ont une longue carrière en F1, ils commencent à 18 ans, finissent à 30.”

En tout cas cette année, celui que tout le monde pointera du doigt, ce sera Lance Stroll. À 18ans, il devra faire équipe avec Felipe Massa, la tension est à son comble pour le rookie. Mais pression supplémentaire, il devra aussi faire face au nouveau règlement et donc aux voitures radicalement différentes des autres années. Bonne nouvelle ou pas pour lui, cela pourrait niveler le niveau de pilotage. Mais cela pourrait aussi creuser l’écart par manque d’expérience, malgré son titre européen en F3.  Pour Allan, c’est un tout qui va falloir gérer, et c’est là toute la difficulté: “L’intensité, la pression, les questions incessantes des médias, les vingt courses, et le fait qu’à la fin de la saison, vous avez le sentiment de n’être jamais descendu de votre avion. Emotionnellement, à cet âge, vous devez être assez robuste.”

Au jeune Canadien maintenant de nous montrer sa crédibilité, une contrainte de plus mais indispensable s’il veut pouvoir envisager une carrière de pilote qui un jour, prétendra au titre mondial.

Pauline Pourchaire

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